1 688 514 visites 10 visiteurs

CÉDRIC NAVARRO (VILLENAVE) ET FRÉDÉRIC PARISOT (MARMANDE) : COMME ON SE RETROUVE !

5 octobre 2017 - 23:27

Cela fera un an le 12 novembre prochain. Cédric Navarro, entraîneur de Villenave et Frédéric Parisot, entraîneur de Marmande, qui sont collègues dans leur vie professionnelle étaient adversaires pour la première fois comme entraîneur. Ils se retrouveront cette année plusieurs fois, les deux équipes évoluant en régional 1 mais aussi pour ce cinquième tour de coupe de France. L'occasion de faire remonter cet article qui - un an après - reste valable. L’un a entraîné l’autre. Ils se sont aussi souvent croisés sur les terrains en tant qu’éducateurs. Puis, depuis 10 ans, ils sont collègues. Et ce samedi, pour la première fois, ils seront adversaires sur un match officiel. Petit clin d’oeil avec une interview croisée. (par Marie-Laure Julian)

 

Quelle a été votre réaction quand vous avez pris connaissance du tirage ?  

Frédéric Parisot : J’étais surpris mais content de rencontrer une équipe de Régional 1 d’autant plus contre un collègue et ami. C’est toujours particulier. Je suis plutôt satisfait même si on sait que cela sera un match difficile.
Cédric Navarro : La première a été de constater que je n’ai décidemment pas beaucoup de chance dans les tirages. La seconde est que ça sera sympa contre une bonne équipe et contre celle de Fred surtout.

Ce sera la première fois sur un match officiel. Alors ça fait quoi de jouer contre un collègue ?
Frédéric Parisot : 
C’est particulier car on est presque tous les jours ensemble sur le terrain ou au bureau. On se connait presque parfaitement. On échange après les matchs du week end donc on sait un peu où chacun en est et un peu les états d’âmes de nos groupes respectifs. Cela diminue certaines inconnues liées à l’adversaire mais ce sera avant tout sympa. On pensera à la compétition juste au moment du match.
Cédric Navarro : Ça fait bizarre mais c’est marrant car toute la semaine on passe notre temps à se parler de nos compositions, de nos programmes d’entrainements… Là depuis hier, on ne s’est pas dit ce qui se passait ni parlé de la composition.

 

Une carrière d’arbitre manqué ?

Vous devez beaucoup parler football. Est-ce que cette semaine vous êtes moins bavard sur votre équipe respective ?
Frédéric Parisot :
 Il se trouve que cette semaine nous sommes tous les deux sur une formation d’éducateurs. On consacre notre temps et nos analyses aux stagiaires. Donc on n’a pas trop le temps de parler et débattre sur nos équipes. Cela permet de garder certaines choses en suspens et de ne pas trop s’éterniser sur nos équipes respectives.
Cédric Navarro : C’est vrai qu’on parle beaucoup de nos équipes. Mais on sait très bien ce que chacun demandera à son équipe. On se connaît. Ce qui sera bien c’est que cela va être un match à enjeu mais qui sera joué dans un bon état d’esprit.

Parlez moi un peu de votre relation en tant que collègue ?
Frédéric Parisot :
 Plutôt bien. On a appris à se connaitre, ce qui n’était pas le cas avant que Cédric embauche au district. On est assez solidaires et complémentaires, même si sur nos tâches au district on n’intervient pas forcément sur le même domaine. Cédric plus sur le foot d’animation et moi les plus grands. Nous sommes assez complices aussi dans le travail. Ce sont donc de plutôt bons échanges.
Cédric Navarro : C’est une relation qui dure depuis dix ans maintenant. Mais on se connaissait avant car on s’était rencontré sur les terrains en tant qu’éducateurs. On s’est s’est aussi connu au SA Mérignac où j’étais entraîneur de la réserve. Il était arrivé en tant que joueur. En tout cas en tant que collègue, cela fait 10 ans et cela se passe très bien. Je pense qu’on est plus que collègue aujourd’hui. On est des amis. C’est pour cela qu’il est embêtant de jouer l’un contre l’autre car il y en aura forcément un qui sera déçu à la fin du match.

 

Une raquette cassée…

Des anecdotes ?
Frédéric Parisot : 
En voulant dédramatiser, il cache une certaine anxiété…
Il me reprend aussi souvent car lui connait tous les joueurs de Ligue 1 par coeur. Je suis un peu détaché de tout ça. Donc il me chambre beaucoup car je lui sors des noms de joueurs qui jouaient en D1 dans les années 1980. Il me dit que je ne suis pas à la page. Je suis moins au fait que lui. Mais j’ai quand même une petit anecdote sympa. De temps en temps pour sortir du foot et faire un peu de sport, on va jouer au tennis l’un contre l’autre. Alors quand je disais tout à l’heure que c’est quelqu’un d’anxieux, stressé et nerveux, bien une fois au tennis, il a cassé sa raquette de frustration.
Cédric Navarro : Quand Fred a signé à Mérignac, il est venu faire un match avec nous. On jouait au BEC sur synthétique. Il a joué une demi heure car il était fatigué. Il a fini le match arbitre de touche. A la fin du match, je lui ai dit que je le recrutais, que j’étais d’accord mais pour le prendre arbitre de touche car il m’avait plus impressionné à ce poste qu’en étant joueur.

En tout cas ce sera toujours avec des valeurs entre vous ?
Frédéric Parisot : Il y a un échange. Mais je fonctionne comme ça avec les autres éducateurs. On n’omet pas de se tenir au courant de ce qu’on fait. Le réseau est assez fermé et les informations vont très vite. On gagne donc du temps en s’informant l’un et l’autre.
Cédric Navarro : Avec Fred, nous sommes comme ça. Nous avons une relation autre que dans le boulot. Quand on sait qu’un club nous contacte et qu’il a aussi contacté l’autre, on ne donne pas suite. On est comme ça et je trouve que c’est bien.

Comment abordez vous cette rencontre ?
Frédéric Parisot :
 Je vais écarter le côté amical car nous avons chacun des objectifs dans nos saisons, même si la coupe de région n’est pas forcément la priorité absolue. Cela doit nous servir pour continuer à travailler et continuer d’améliorer ce qui est en train de progresser et qui est positif en championnat. Il faut pouvoir s’appuyer là dessus afin de pouvoir être plus performant en CFA2. On va se servir de ce match pour affiner quelques réglages. Puis on va avoir un retour qui devrait faire son retour dans le groupe après plusieurs semaines de suspensions, Cyril Pérali. Voilà un joueur supplémentaire qui va rejoindre enfin l’effectif. Cela nous permet d’avoir un match de compétition pour essayer de travailler dans la continuité.
Cédric Navarro : Déjà quand les joueurs ont appris le tirage ils étaient contents. C’est bien de faire un match comme ça plutôt qu’un où il faut aller loin, sans savoir à quoi s’attendre. Là on va trouver un bon terrain, une bonne équipe. C’est un match sympa à jouer. Après, c’est sûr que cela donne moins de chance de qualification. Mais nous sommes sur une bonne dynamique. Ce sera un bon match. On aura des atouts pour gagner mais on sait que ce sera compliqué.

 

Le méticuleux et le déconneur

Quel type de collègue est votre futur adversaire ?
Frédéric Parisot : C’est quelqu’un qui quand il est au district, fait rarement la tête. Il est souvent de bonne humeur et fait en sorte de la diffuser autour de lui. C’est quelqu’un qui chambre beaucoup. C’est avant tout un passionné. La relation est assez joviale.
Cédric Navarro : Il est un peu à l’inverse de moi. Fred est quelqu’un de sérieux, méticuleux, toujours bien organisé. Je suis sérieux aussi mais moins bien organisé et méticuleux et un peu plus marrant et déconneur. Mais Fred y vient aussi petit à petit.

Avec quel objectif dans cette compétition ?
Frédéric Parisot : L’objectif est d’aller le plus loin possible car ça permet d’avoir des matchs et un certain rythme de compétition. On voit qu’il y a beaucoup de week ends sans compétition en CFA2. Et il faut arriver à combler ces week end de « vides ». La meilleure façon est d’avoir des matchs de compétition. Il n’est pas évident de trouver des matchs amicaux où on puisse travailler comme on le voudrait.
Cédric Navarro : En tant que coach et les joueurs ont ce tempérament aussi, on joue une compétition pour la gagner. Alors l’objectif c’est de se qualifier pour le tour suivant.

Un message à faire passer à votre collègue ?
Frédéric Parisot : Qu’il ne loupe pas le stade et qu’il ne passe pas devant sans s’arrêter sinon il sera forfait. Mais surtout on l’attend avec plaisir. On a été très bien accueillis à Villenave lors du match amical d’il y a 4 semaines. On fera en sorte de bien les accueillir. Et enfin, que le meilleur gagne !
Cédric Navarro : J’espère que le match se passera bien et qu’il sera bon. Et surtout qu’il n’oublie pas ce qu’il a promis : que la réception d’après match sera la meilleure possible.

Propos recueillis par Marie-laure Julian

Commentaires

JV : SITE OFFICIEL

Bienvenu ! Sourire

A 98 ans, la Jeunesse Villenavaise est à la fois le club le plus ancien et le plus important de Villenave dʼOrnon, mais aussi un des clubs les plus dynamiques de la Ligue d’Aquitaine.

Le club compte près de 500 licenciés, dont 60 dirigeants bénévoles qui oeuvrent au quotidien pour faire vivre ce club. 

Lʼaccès à ce haut niveau est dʼabord le fruit dʼun projet sportif qui, depuis de nombreuses années, a beaucoup axé son travail sur la qualité des éducateurs, tous diplômés. Ils encadrent les différentes équipes, des jeunes aux seniors ainsi que sur la formation. Le parcours de notre équipe Seniors hisse le club vers le haut niveau national amateur.

Pour répondre à nos objectifs, nous avons besoin de toutes les forces vives, alors n'hésitez pas à venir nous rencontrer ! 

Michel POIGNONEC et Christophe CHAVANSOT

Co-Présidents de la Jeunesse Villenavaise

PHOTOS

Vous êtes parents, dirigeants, amis... n'hésitez pas à partager avec nous vos photos.

Envoyez les à l'adresse suivante :

secretariat.jv@gmail.com 

Alors tous à vos appareils.... Clin d'oeil

précisez bien l'équipe et le match (merci !)