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CFA : notre Champion Olympique

10 août 2013 - 14:54

V. Bezecourt revient sur son titre de champion olympique universitaire

Début juillet, alors que certains d'entre vous lézardaient au soleil, une délégation d'étudiants français se rendait à Kazan, au centre de la Russie, pour participer à la 27ème édition des jeux universitaires. Les Jeux Olympiques des étudiants, sans épreuve de beer pong. Parmi eux, Vincent Bezecourt, milieu de terrain de Villenave d'Ornon, formé à Aire sur Adour et Mont-de-Marsan. Retour sur une aventure faite de soirées étudiantes, de médailles d'or et de poupées russes. Avec Fabio Capello en guest star. (article : chez les girondins)

 

 

 

Comment se compose cette sélection universitaire ?

C’est géré par la fédération du sport universitaire : les entraîneurs organisent des journées de rassemblement dans les universités, à Lyon, ou à Marseille, par exemple. Sur place on fait des oppositions entre nous, ou bien quand on est sur une sélection plus resserrée, on rencontre des réserves pro, comme celles de l’OM ou de Troyes, avant le départ en Russie.


Justement, avant ce départ en Russie, il y a l’annonce de la sélection. Tu l’apprends comment ?

Je rentrais de la plage, il faisait chaud, j’étais au volant, j’étais super content ! En plus, mes copains étaient  avec moi. En France la sélection n’est pas très connue, mais les entraîneurs nous ont expliqué ce que ça représente. Après, une fois arrivé sur place, c’était un truc de fou !


C’est à dire ?

Ben déjà, dès l’aéroport, les bénévoles nous ont fait une haie d’honneur et nous ont applaudis. Cela criait, on était choqués ! Après, là-bas, on était toujours suivis, des volontaires nous accompagnaient partout, on était un peu comme des stars : à chaque entraînement on était pris en photo, on signait des autographes. On avait même des ramasseurs de balles, c’était la folie !


Tu y as pris goût ?

Ah ouais ! Au début, on est un peu gêné, parce que ces gens veulent nous aider, tout le temps, et nous on n’est pas habitué à ça. Mais après, on en profite, on partage avec eux, on échange, on est reconnaissant.


Niveau installation, vous étiez dans une université de Kazan réquisitionnée pour l’évènement ?

Non, on avait un village olympique construit spécialement pour l’évènement ! C’était énorme, je ne sais pas combien il y avait de bâtiments, mais c’était l’équivalent d’un petit centre ville. Côté français nous avions un bâtiment complet. Les délégations les plus grandes, comme les Etats-Unis, la Russie ou la Chine, occupaient même plusieurs immeubles. Ensuite, il y avait un réfectoire commun et des espaces pour d’autres activités. Pas le temps de s’ennuyer donc. Il y avait quatre tentes gigantesques, posées comme des bulles, au milieu du village. On y trouvait une boîte de nuit -sans alcool- où il y avait tout le temps des soirées, avec un DJ, un bar à cocktail, également sans alcool, une bulle pour les jeux-vidéos équipée avec les dernières consoles, et un espace lounge un peu plus calme.


Avec toutes ces nouveautés et ces distractions, vous arriviez à rester dans la compétition ?

On a envie de tout découvrir, mais on est bien suivi par les membres du staff.


Ils ont du s’employer pour aller chercher quelques joueurs en soirée ?

Certains joueurs se sont fait surprendre, mais c’était pas méchant, ça allait.


Et puis les résultats étaient là : la phase de poule ne s’est pas trop mal passée

C’était quand même chaud : ce premier match face au Canada, on doit le gagner. On mène 2-0 mais on se fait rejoindre. Ensuite, contre le Brésil, on est plus dangereux qu’eux, mais individuellement, ils étaient meilleurs. On termine cette rencontre à 9 contre 11, une défaite nous aurait éliminés mais ons e débrouille pour tenir le 0-0.


C'est le match du déclic...

Voilà. Après, contre le Pérou, on devait gagner et on l’a fait. 3-0. Comme dans le même temps, Brésil et Canada font match nul, on termine premier de la poule à la différence de buts.


Justement, ce dernier match de poule face au Pérou : tu entres à la mi-temps, et tu inscris un doublé. Pas mal non ?

Ouais, c’était la folie ! En plus l’autre buteur du match est également bordelais (ndlr: l'immense Kévin Bacle).


Revenons à ce match charnière contre le Brésil. Jouer cette nation, même si c’est en universitaire, ça reste particulier ?

On se dit “oh putain, on va prendre le tournis, c’est des techniciens”. Juste avant le match, dans le tunnel, ils criaient sans arrêt, ça nous a un peu surpris. Mais c’est pas la même préparation : eux, avant la rencontre, ils rigolent, alors que nous on était plus tendus.


C’est peut-être aussi le contexte, non ? la France avait besoin d’un résultat, alors que le Brésil avait gagné son premier match

Ouais ils arrivaient plus tranquilles. Même quand on les voyait dans le village, ils dansaient la samba, ils étaient plus relâchés. De notre côté, on était plus dans la compétition, plus sérieux.


C'est cette tension liée à votre obligation de résultat qui a provoqué les deux cartons rouges ?

Ah mais c’est ça : les deux cartons sont des fautes bêtes. En plus, les Brésiliens ne font que chialer, dès qu’on les touche ils crient et tombent à terre, pfff.


Vient alors le quart de finale face à l’Irlande, équipe annoncée comme un gros morceau après ses résultats en phase de poule...

En phase de poule, l’Irlande a battu la Russie, alors que l’équipe russe était composée de vingt joueurs professionnels.


Une équipe russe entièrement pro ?

Oui. Les jeux étaient chez eux, ils voulaient tout péter, dans tous les sports (ndlr: la délégation russe terminera ces jeux largement en tête au tableau des médailles, raflant 292 récompenses. Derrière, la Chine et le Japon ramènent respectivement 77 et 84 médailles...) Mais en poule l’Irlande l’emporte, donc on s'est dit : “wow, ça doit être costaud quand même !” Et en effet, dès le début du match, on se fait bouger physiquement. Bon, c’était pas un beau match à voir, plutôt un combat. Au final, pas de but, même pas d’occasion. Pas de prolongation dans ce tournoi, on passe donc directement aux tirs au but.


Même scénario en demie finale contre le Japon...

C’était eux, les grands favoris : ils comptaient dans leur rang huit joueurs évoluant en première division nippone. Et je n’avais jamais joué contre une équipe comme ça ! Ils jouaient vraiment trop bien ! Un peu comme le Barça, avec des supers joueurs sur toutes les lignes. On marque juste avant la mi-temps, sur un corner, mais sinon on n’a fait que défendre. On s’est fait bouffer, bouffer, bouffer. On finit par prendre un but, très logiquement, mais on tient jusqu’aux pénos. Et on passe comme ça. Gros hold-up, mais bon...


Ce n’est pas un hold-up, vous avez su être solide...

Oui, et cette solidité a fait notre force à partir du match contre le Brésil : on a toujours été solidaires, et c’est resté jusqu’à la fin de la compétition.


Donc ce match du Brésil, où ça se joue à quitte ou double, a soudé ce groupe. Au départ, vous ne vous connaissiez pratiquement pas avant la compétition...

Oui : la sélection retenue est annoncée quinze jours avant la compétition, et pour la plupart, on ne s’est vu qu’une ou deux fois avant. J’avais même encore jamais croisé certains de mes coéquipiers. Donc à l’aéroport; à l’aller, on ne se connaissait pas trop. Mais au retour, on s’est tous embrassés avant de se séparer.


En finale, c’est la Grande-Bretagne qui se présente. Et on retrouve le scénario du premier match de poule : la France mène 2-0
...

...et on se fait rejoindre dans les arrêts de jeu...


Une finale que tu vis depuis le banc. Tu réagis comment quand les Britanniques reviennent juste avant le coup de sifflet final ?

On était debout, on se tenait tous par les épaules, attendant que l’arbitre siffle, et il a fallu se rasseoir... On tirait tous la gueule, on venait de passer très rapidement d’un état à l’autre. En plus, on avait eu les occasions en contre pour mettre ce troisième but.


A 2-2, mentalement, comment est l’équipe ?

Honnêtement, je ne pensais pas qu’on allait s’en remettre : quand la fin du temps réglementaire est sifflée, on s’est levé du banc pour encourager les onze gars, mais ils étaient plus bas que terre.


Le joueur britannique qui se fait expulser en prolongation, c’est le petit coup de pouce qui fait la différence ?

Ouais... il fait une faute bête en plus. Tant mieux pour nous !


Vous gagnez donc 3-2 après prolongation. La télévision française ayant coupé à cet instant, tu nous racontes la suite ?

On explose, on se saute dessus... Le truc bien, c’est que ça a duré pas mal de temps, on a pu en profiter, en faisant deux ou trois tours de stade, en signant des autographes, en prenant des photos avec les supporters présents dans le Rubin Stadium pratiquement plein. J’avais jamais joué devant plus de 1000 spectateurs, là y’en avait dix fois plus. C’était vraiment impressionnant, avec une grosse ambiance : comme c’était les derniers jours des Jeux, une grande partie de la délégation française était venue nous supporter, c’était vachement cool.


La remise de la médaille était sur la pelouse juste après la rencontre ?

Les organisateurs nous ont fait retourner dans le vestiaire, avec pour consigne de rester calme, mais bon, c’était difficile ! On a donc eu ensuite la cérémonie officielle, avec les Japonais qui avaient gagné le bronze juste avant. On s’est tous félicités, c’était magique. Pendant le protocole, y’avait des filles, je ne sais pas si c’était des mannequins, mais elles étaient très belles ! Ensuite, on nous a remis la médaille, on est encore resté sur le terrain pendant... une heure, une heure et demie : on prenait encore des photos avec les bénévoles, les supporters. On a même donné au public nos crampons, chaussettes, protèges-tibias et maillots


La médaille autour du cou, retour au vestiaire. Et là, il faut que tu justifies la photo suivante, avec la jeune fille court-vêtue...

Ouais, on était vraiment comme des fous et les gens qui nous entouraient, les bénévoles de l’organisation, étaient dans le couloir. On les a fait rentrer dans le vestiaire, on faisait les cons avec eux. On a voulu en mettre une sous la douche... Bon sur la photo on ne voit qu’une fille, mais c’est pas la seule qui est venue, c’était n’importe quoi. Mais elles n’ont pas fini sous la douche.


 

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